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Bercé par les accords des Collégiens, éduqué par les plus grands, poussé par Ray Ventura, Stan Getz, Django et bien d’autres, à la fin des années 50, il va devenir l’un des plus grands guitaristes de jazz français.

Il paraît que Louis Armstrong répétait à qui voulait l’entendre que pour faire carrière dans le jazz, il fallait chanter.
Sacha l’a compris...

Admirablement « coaché » à Paris par un Henri Salvador au goût très sûr pour les mélodies suaves et les rythmes enjôleurs, Sacha va aussi avoir le privilège de découvrir tôt et « sur place » la musique noire dite « de charme ». Il a à peine 19 ans lorsque Ray Ventura l’expédie à New York en 1952 apprendre l’anglais et le métier d’éditeur. Inestimable service (...)

Couvé par Tonton Ray et Paul Misraki, guidé par Henri Salvador , pianiste de formation, guitariste par goût, la composition a toujours fait partie des intérêts majeurs de Sacha Distel. Qu’il s’agisse d’une bluette de circonstance, d’un tube en puissance ou d’un titre ambitieux, celui qui avait appris son métier avec les Collégiens, dans le giron de Bruno Coquatrix, ne laissait rien au hasard.
Une « belle vie », ça se construit…

Formé à la dure école de l’orchestre du Dancing des Champs Elysées, des Collégiens ou des bals pour soirées du XVIème arrondissement, Sacha a toujours aimé la scène.
Seul, avec guitare ou sans, en groupe, en grand orchestre ou pour une comédie musicale, il n’hésitait guère à brûler les planches dès qu’il en avait l’occasion. Y compris pour la Reine d’Angleterre !

Gueule d’amour oblige, il était écrit que tôt ou tard Sacha serait appelé à montrer sa frimousse au cinéma et la télévision.
En plus de cinquante ans de carrière, quelques films et des dizaines de shows télévisés jalonnent le parcours de celui qui deviendra dans les années soixante l’incarnation même de la décontraction et une icône de l’élégance française.